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Luttons contre les violences faites aux femmes

Date de mise à jour

Le 25 novembre, c'est la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Voici des ressources pour vous aider et vous permettre d'aider vos proches.

Pour pouvoir lutter efficacement contre les violences faites aux femmes, il est important de s'informer, c'est-à-dire de connaître les chiffres-clés, les différents types de violences, de savoir reconnaître les signes d'alerte, d'utiliser les bons mots, de savoir ce que dit la loi... Vous serez plus à même de sensibiliser votre entourage, de lutter contre certains stéréotypes, et d'aider les victimes de violences.

Quelques chiffres

Pour mieux savoir contre quoi on lutte, il est important d'avoir en tête quelques chiffres-clés qui permettent de mesurer l'ampleur du problème. Contrairement à certaines idées reçues, les violences faites aux femmes sont très courantes en France :

  • en 2019, un peu plus de 142 000 victimes de violences commises par leur partenaire ont été enregistrées par les forces de l'ordre ;
  • en 2017, 109 femmes ont été tuées par leur partenaire ;
  • plus d'une femme sur dix a déjà subi un viol ;
  • il y a en moyenne 93 000 femmes victimes de viols ou tentatives de viol chaque année ;
  • dans 90% des cas, la victime connaît l'agresseur ;
  • près de 80% des femmes souffrant de handicaps sont victimes de violences et encourent un risque quatre fois plus élevé que le reste des femmes de subir des violences sexuelles.

Sources : ministère de l'Intérieur, enquête de l'IFOP et rapport du Parlement européen.

Où commence la violence ?

Le violentomètre est un outil simple qui permet de comprendre ce qui relève de la violence ou non à travers des exemples données. La zone verte correspond à une relation de couple saine, tandis que les zones orange et rouge font une gradation de différentes violences. Si vous vous reconnaissez dans ces exemples, protégez-vous et demandez de l'aide. Il est important de savoir que si vous êtes en danger, vous pouvez quitter votre domicile à tout moment, sans devoir disposer d’une attestation. Vous pouvez emmener vos enfants avec vous.

Chaque situation de violence est différente, mais il existe malgré tout des points communs dans la mise en place de la violence au sein d'une relation. Il faut bien comprendre que ces points communs sont du côté des agresseurs et non des victimes. Voici quelques exemples de mécanismes courants :

  • isoler : couper progressivement les liens de la victime avec son entourage (famille, ami.e.s...) ;
  • dévaloriser : diminuer la victime par des insultes, des remarques blessantes ou méprisantes, des critiques incessantes ;
  • inverser la culpabilité : convaincre la victime qu'elle est responsable et coupable, qu'elle mérite ce qui lui arrive ;
  • instaurer un climat de menace et de peur : entretenir un climat angoissant pour la victime et verrouiller sa parole ;
  • assurer son impunité : tout mettre en œuvre pour se faire passer pour une personne gentille et serviable.

Comment aider une victime ?

Il peut être difficile d'aider une victime de violences, notamment si vous avez vous-même subi des violences. Vous avez le droit de vous préserver. De son côté, la victime a le droit de ne pas vouloir vous parler et il est important de lui laisser cette possibilité : cela restaure sa capacité de décision, dont elle est potentiellement privée dans sa situation. Il y a deux exceptions à cela : si la victime est en danger de mort et si des enfants sont en danger. Dans ce cas, vous devez contacter la police.

Si vous le pouvez et le voulez, vous pouvez apporter votre soutien en essayant d'inverser les mécanismes de violence :

  • rompre l'isolement : rétablir le lien ("tu n'es pas seule"), prendre en compte la parole de la victime ("je te crois") ;
  • revaloriser : souligner le courage de la victime et sa décision d'en parler ("tu as bien fait de m'en parler") ;
  • remettre la culpabilité à sa place : rappeler que la victime est une victime, et que le coupable, c'est l'agresseur ("tu n'y es pour rien") ;
  • ramener la victime au collectif : rappeler le cadre sociétal dans lequel nous vivons ("la loi l'interdit, c'est illégal") ;
  • contrer l'impunité : affirmer son soutien à la victime ("je ne suis pas dupe et je peux t'aider").

Quelques outils pour lutter contre les violences

L'ONU a publié un article qui récapitule 10 façons d'agir contre les violences faites aux femmes.

Le centre Hubertine Auclert possède un site sur lequel vous trouverez de quoi vous informer sur les violences.

La campagne Plus jamais sans mon accord propose sur son site diverses ressources utiles : visuels, événements, punchlines...

Le collectif Nous Toutes propose des formations gratuites sur les violences sexistes et sexuelles, sur lesquelles s'appuie en partie cet article. Vous pouvez retrouver l'essentiel de la formation ou vous inscrire à une prochaine session sur leur site.

Mots-clés

"Info Jeunes Nouvelle-Aquitaine - Poitiers"